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Qi Gong
 

Petite histoire.

  1. Comment le Qi Gong est arrivé en Occident comme pratique de bien-être.

    Lorsque le Qi Gong est arrivé en Occident, il a été présenté avant tout comme une gymnastique douce destinée à entretenir la santé. Cette approche a eu le mérite de faire connaître une pratique qui était jusque-là presque inconnue. Mais, en contrepartie, une partie de ce qui en faisait la cohérence profonde a souvent été laissée de côté.

     Le Qi Gong que l'on voit souvent est une facette mais derrière, se cache une discipline profonde.

    Dans les textes classiques chinois, les mouvements n'ont jamais été conçus comme une simple succession d'exercices physiques. Ils prennent leur sens dans une vision globale de l'être humain, où le corps, le souffle, l'esprit et les émotions forment un tout indissociable. Les mouvements, les respirations, l'attention portée aux sensations, le travail sur les méridiens ou encore la compréhension des organes ne sont pas des éléments indépendants : ils participent d'une même logique.

    L'approche biomédicale : son influence

    Pour rendre cette pratique plus facilement acceptable par une culture occidentale marquée par une approche biomédicale, certains aspects ont progressivement été relégués au second plan. Le Qi Gong est ainsi devenu, dans bien des cas, une activité de détente ou d'entretien physique, alors qu'il constituait à l'origine une véritable discipline de transformation et de régulation.

    Une évolution

    Cette évolution n'est sans doute pas seulement liée à la manière dont le Qi Gong a été transmis. Elle reflète aussi une évolution plus générale de nos sociétés. Nous recherchons des résultats rapides. Nous attendons des méthodes qu'elles produisent des effets immédiats. La régularité, la patience et la persévérance, pourtant au cœur de tous les arts traditionnels, deviennent plus difficiles à maintenir.

    Le Qi Gong, un art traditionnel

    Apprendre le Qi Gong ressemble pourtant davantage à l'apprentissage d'un instrument de musique qu'à la consommation d'un traitement. Un musicien ne devient pas musicien en jouant une heure par semaine. Il répète chaque jour les mêmes gestes, affine son écoute, corrige sa posture et développe progressivement une sensibilité que rien ne peut remplacer.

    Il en va de même du Qi Gong. Notre corps est lui aussi un instrument. Lorsqu'il s'est désaccordé sous l'effet de la maladie, de la fatigue ou des émotions, il ne retrouve pas son équilibre par un simple exercice occasionnel. C'est la pratique régulière qui, peu à peu, rétablit l'harmonie.

    La perception de la maladie comme extérieure à nous-même

    Cette conception est aujourd'hui parfois difficile à entendre, car nous avons pris l'habitude de confier notre santé presque exclusivement aux traitements extérieurs. Bien sûr, les médicaments et les soins médicaux sont souvent indispensables. Mais ils peuvent aussi nous conduire à oublier que nous sommes les premiers acteurs de notre équilibre. Le Qi Gong rappelle précisément cette responsabilité : il ne promet pas de guérir à notre place, il nous invite à participer activement au processus de transformation.

  2. Pourquoi pratiquer le Qi Gong ?

Parce que nous passons une grande partie de notre vie à nous adapter au monde extérieur sans nous apercevoir que nous nous éloignons progressivement de notre propre équilibre. Le stress, les émotions, le travail, les habitudes de vie, les maladies, les accidents ou simplement les années modifient peu à peu notre manière de respirer, de nous tenir, de marcher et de ressentir notre corps. Nous nous adaptons, souvent sans nous en rendre compte.

Le Qi Gong propose le chemin inverse. Il ne cherche pas à ajouter quelque chose. Il cherche à retrouver ce qui, en nous, fonctionne naturellement lorsque rien ne vient entraver la circulation du souffle, du mouvement et de l'esprit.

  1. A. Retrouver son corps

    La plupart d'entre nous habitent davantage leurs pensées que leur corps. Le Qi Gong réapprend à sentir les tensions avant qu'elles ne deviennent des douleurs.

    B. Redevenir acteur de sa santé

    Il ne remplace pas la médecine. Il nous rappelle simplement qu'une partie de notre santé dépend aussi de ce que nous faisons chaque jour.

    C. Développer une qualité de présence

    Dans les textes chinois, le mouvement n'est jamais séparé de l'attention. La qualité de la présence fait partie intégrante de la pratique (lien vers le "vide du coeur").

    D. Préserver plutôt que réparer

    C'est probablement l'idée la plus étrangère à notre culture. Nous consultons souvent lorsque quelque chose est déjà cassé. La tradition chinoise s'est beaucoup intéressée à l'art d'éviter que le déséquilibre ne s'installe à nouveau.

    E. Habiter pleinement son corps

    Au fond, le Qi Gong ne cherche pas seulement à faire disparaître une douleur. Il cherche à rendre le corps plus disponible, plus vivant, afin que nous puissions être pleinement présents dans ce que nous faisons.

Conclusion

  1. Alors qu’en Occident, nous parlons souvent de prendre soin de notre corps, comme si le corps était un objet que nous possédions.

    La tradition chinoise est beaucoup moins dualiste. Elle ne considère pas le corps comme une machine qu'il faudrait réparer, mais l’envisage comme faisant partie d’un tout à l’équilibre toujours fragile, étroitement dépendant de la manière dont nous existons au monde.

    Lorsque le corps se désaccorde, ce n'est pas seulement un mécanisme qui fonctionne moins bien : c'est notre manière d'être au monde qui est modifiée.

    Nous pourrions utiliser l’image du violon ou du piano que l’on accorde régulièrement : on n’attend pas qu’ils soient cassés. On l'accorde parce qu'un instrument, même de très grande qualité, se désaccorde naturellement avec le temps, les variations de température, l'humidité ou l'usage.

    Le corps humain n'est pas différent.

    Le Qi Gong n'est peut-être rien d'autre que l'art d'accorder régulièrement cet instrument que nous sommes, afin qu'il puisse continuer à produire une musique juste.

3. Comment se déroulent les séances?

Les séances ont lieu le lundi à 17 h 30, au 68, rue de l'Hôpital à Verneuil-sur-Avre.

Elles durent environ 1 h 30.

Cette année, nous avons choisi de revenir aux fondements de notre pratique en consacrant une semaine au Zhi Neng Qi Gong, une méthode issue du Qi Gong médical que nous avons longuement pratiquée et dont nous avons personnellement éprouvé les effets.

Une semaine sur deux sera consacrée au Hui Chun Gong, le Qi Gong du

Retour au Printemps. Nous y reprendrons progressivement l'ensemble des mouvements afin de les approfondir, les réviser et les intégrer dans une pratique régulière.

 

4. Pourquoi le mouvement est-il une forme de méditation?

(lien vers " le mouvement peut-il conduire au Vide du Cœur?)

et aussi un autre lien déjà fait dans mon chemin, "pourquoi la MTC ne peut être comprise indépendamment de la pensée traditionnelle chinoise?). ces deux textes ne sont pas encore rédigés

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