

Médecine chinoise, nature et art de nourrir la vie (Yang Sheng)

Mon chemin

Je suis praticienne en médecine traditionnelle chinoise.
Très tôt, j'ai été attirée par les questions qui touchent à la manière dont l'être humain se représente le monde. Cette réflexion m'a conduite vers des recherches universitaires consacrées à l'imaginaire et à la pensée taoïste. En 1997, j'ai soutenu à l'INALCO une thèse de doctorat sur ce thème.(art consacré à ma thèse)
C'est finalement un événement personnel qui a profondément réorienté mon chemin. . Des problèmes de santé m'ont contrainte à réorienter mon parcours. Ce qui aurait pu apparaître comme une rupture s'est finalement révélé être une continuité. La médecine traditionnelle chinoise m'a offert un espace où pouvaient se rejoindre la réflexion, l'expérience et la pratique.
J'y ai retrouvé cette même vision du monde qui traverse la pensée chinoise dans son ensemble, ( ici un lien sur un futur post : Pourquoi la médecine traditionnelle chinoise ne peut être comprise indépendamment de la pensée chinoise ou La médecine chinoise : une médecine, mais aussi une manière de penser le monde. ). mais cette fois incarnée dans une médecine vivante, tournée vers l'observation, l'accompagnement et le soin.
Aujourd'hui, je propose une approche inspirée des textes classiques, où la nature, la marche, le Qi Gong et la réflexion participent d'un même art : nourrir la vie.
Cette démarche ne cherche pas seulement à traiter la maladie. Elle invite chacun à mieux comprendre son propre fonctionnement, à développer son autonomie et à retrouver un équilibre plus juste dans sa relation à lui-même, aux autres et au monde qui l'entoure.
Lorsque ce site est né, la randonnée en constituait le cœur. Le Qi Gong y trouvait naturellement sa place.
Au fil du temps mes recherches sur la médecine traditionnelle chinoise, mon travail clinique et l'écriture des articles du blog m'ont amenée à comprendre que la randonnée, le Qi Gong, la pharmacopée, l'étude des textes classiques et la pratique thérapeutique n'étaient pas des activités distinctes. Elles sont devenues différentes expressions d'une même recherche.
Cette recherche est celle d'une médecine qui ne se limite pas aux techniques, mais qui cherche à accompagner l'être humain dans sa globalité. Et elle n’a de sens que si elle éclaire la pratique et peut être utile à chacun autrement dit, je n'étudie pas les textes anciens pour le seul plaisir de l'érudition, mais parce qu'ils nourrissent ma pratique quotidienne et peuvent offrir à chacun des repères concrets pour mieux comprendre sa santé.
Une part importante de mon travail est consacrée à l'étude des textes classiques et des idéogrammes chinois.
Je ne cherche pas à proposer une étude exhaustive de la médecine chinoise. Mes recherches répondent avant tout à des interrogations personnelles, nées de la pratique clinique et de la lecture des textes anciens.
Elles s'inscrivent dans une volonté de retrouver le sens originel de certains concepts médicaux, afin d'en redécouvrir toute la richesse et d'éviter que leur signification ne s'appauvrisse au fil des interprétations.
Ce que je souhaite transmettre
Au fond, l'ensemble de mon activité relève d'un même désir : transmettre.
Non pas transmettre un savoir figé, mais une manière d'observer et de comprendre.
Transmettre :
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une manière de regarder la nature ;
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une manière de lire les textes ;
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une manière de soigner ;
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une manière de marcher ;
-
une manière de pratiquer.
Si ces différentes approches peuvent aider chacun à porter un regard plus juste sur lui-même et sur le monde qui l'entoure, alors elles auront pleinement atteint leur but.